J'utilise plus ChatGPT comme avant (et c'est pas un hasard)
Pas un bashing. Juste ce qui s'est passé quand j'ai vraiment comparé.
Pendant des mois, j'ouvrais ChatGPT par réflexe. Peu importe la tâche. C'est là, ça marche, pourquoi chercher ailleurs.
Sauf que "c'est là par défaut" c'est pas vraiment une raison de choisir un outil.
Ce que j'ai changé
J'ai commencé à tester les mêmes tâches sur plusieurs modèles. Pas pour trouver une raison de changer — juste pour voir. Et les différences sont réelles.
Pour réécrire ou restructurer un long texte en gardant le ton original, Claude s'en sort mieux. GPT-4o a tendance à trop lisser. Le résultat est propre, mais la voix d'origine disparaît. Sur des instructions complexes avec beaucoup de contraintes — "réponds en 5 points, chaque point sous forme de question, sans jamais utiliser le mot X" — Claude tient sur la durée. GPT commence à lâcher certaines conditions après quelques paragraphes.
Pour le code, ça dépend. Raisonnement algorithmique pur — GPT-4o reste fort. Générer la structure complète d'une API avec cohérence interne — Claude fait moins d'erreurs.
Quand Mistral suffit
Un tiers de mes requêtes passent maintenant par Mistral 7B en local via Ollama. Ce sont les tâches simples : résumer, reformuler, classer des données. La qualité est indiscernable de GPT pour ces cas-là. Et rien ne sort de ma machine — pour des notes perso ou des documents un peu sensibles, c'est important.
Côté énergie, c'est environ 10× moins coûteux par requête que GPT-4o. Je ne vais pas utiliser une Formule 1 pour aller chercher des croissants.
Quand GPT-4o reste le meilleur choix
Il y a des cas où j'y reviens systématiquement. Maths et logique formelle sur plusieurs étapes. Raisonnement en chaîne sur des problèmes non-standard. APIs ou frameworks moins courants — GPT a clairement vu plus de données là-dessus. Pour analyser des images et des documents complexes aussi, il reste devant.
Ce qui a changé concrètement
Je passe maintenant cinq secondes à me demander ce dont j'ai vraiment besoin avant d'ouvrir un onglet. Ça m'oblige à me demander si j'ai besoin du meilleur outil possible, ou si le plus simple suffit.
La réponse est souvent : le plus simple suffit.